Construire son site web
Projet de site internet en agence 6

Le cahier des charges d’un site web : la méthode pour cadrer son projet

Professionnelle préparant le cahier des charges d’un site web devant un ordinateur et des documents de projet.

Pourquoi formaliser son projet dans un cahier des charges ?

Le cahier des charges est le document de référence d’un projet de création ou de refonte de site internet. Il permet de transformer une idée générale en objectifs, fonctionnalités, contenus et contraintes clairement identifiés. Ce document sert autant au porteur de projet qu’à l’agence ou au prestataire chargé de concevoir le site.

Un cahier des charges précis facilite notamment la comparaison des devis. Chaque prestataire répondant au même périmètre, les écarts de prix et de délais sont plus faciles à comprendre. Il limite aussi les demandes imprévues en cours de production, souvent à l’origine de retards et de surcoûts.

Il n’est pas nécessaire d’employer un vocabulaire technique. Le plus important est de décrire le besoin métier, les utilisateurs concernés et le résultat attendu.

Présenter l’entreprise et le contexte du projet

La première partie doit donner au prestataire une vision claire de l’organisation et de son environnement. Elle peut comprendre :

  • le nom de l’entreprise, son activité et sa zone géographique ;
  • les produits ou services proposés ;
  • les principaux concurrents et les sites de référence ;
  • les caractéristiques de la clientèle ou des publics visés ;
  • les raisons du projet : création, refonte, amélioration des performances, changement d’image ou développement commercial.

Il est utile de préciser ce qui fonctionne déjà et ce qui pose problème sur le site actuel : navigation difficile, informations obsolètes, absence de visibilité sur Google, manque de demandes de contact ou difficulté à administrer les pages.

Définir des objectifs mesurables

Un site internet ne doit pas seulement être « moderne » ou « professionnel ». Ces formulations sont trop subjectives pour guider les choix de conception. Les objectifs doivent être associés à des indicateurs observables.

Par exemple, le projet peut viser à :

  • augmenter le nombre de demandes de devis qualifiées ;
  • améliorer le positionnement sur des requêtes locales ou métier ;
  • présenter une nouvelle offre ;
  • réduire le nombre d’appels liés à des informations faciles à trouver ;
  • permettre à une équipe de publier régulièrement des contenus.

Lorsque des données existent, indiquez la situation de départ : trafic mensuel, taux de conversion, nombre de formulaires reçus ou chiffre d’affaires généré par le site. Ces éléments permettront de mesurer les progrès après la mise en ligne.

Décrire les cibles et les parcours utilisateurs

Un site efficace répond aux questions de ses visiteurs avant de mettre en avant ses choix graphiques. Décrivez les profils prioritaires et leurs attentes. Un particulier, un acheteur professionnel, un candidat ou un partenaire ne chercheront pas les mêmes informations.

Pour chaque cible, précisez le parcours souhaité : trouver une adresse, comprendre une offre, télécharger un document, prendre rendez-vous, demander un devis ou réaliser un achat. Cette réflexion aide à organiser les menus, les appels à l’action et la hiérarchie des contenus.

Vous pouvez formaliser un parcours sous la forme suivante : page d’entrée → information recherchée → élément de réassurance → action attendue. Cette trame simple révèle rapidement les pages manquantes ou les étapes inutiles.

Lister les fonctionnalités et les contraintes techniques

Le cahier des charges doit distinguer les fonctionnalités indispensables des options souhaitables. Cette hiérarchisation facilite les arbitrages lorsque le budget ou le calendrier évolue.

  • formulaire de contact ou de demande de devis ;
  • prise de rendez-vous ou réservation ;
  • espace privé ou compte client ;
  • catalogue, paiement en ligne ou gestion des stocks ;
  • connexion à un outil de gestion de la relation client ;
  • moteur de recherche interne, filtres ou téléchargement de documents ;
  • statistiques, consentement aux cookies et gestion des données personnelles.

Indiquez également les contraintes existantes : nom de domaine, hébergement, outils déjà utilisés, comptes à connecter, langues, compatibilité mobile ou nécessité de conserver certaines URL. Les obligations liées à la protection des données doivent être anticipées avec les recommandations de la CNIL. Pour l’accessibilité, le RGAA constitue une référence française utile.

Prévoir l’arborescence, les contenus et le référencement naturel

L’arborescence présente les grandes rubriques et les pages prévues. Elle peut être accompagnée d’un tableau simple :

PageObjectifAction attendueResponsable du contenu
AccueilOrienter et rassurerDécouvrir une offreEntreprise
Service principalExpliquer la valeur proposéeDemander un devisEntreprise et rédacteur
ContactFaciliter la prise de contactEnvoyer un formulairePrestataire

Précisez qui rédige les textes, fournit les photos, valide les contenus et renseigne les métadonnées. Le référencement naturel doit être intégré dès la conception : recherche de mots-clés, structure des titres, maillage interne, URL lisibles, performances techniques et redirections des anciennes pages. Les recommandations de Google concernant le SEO peuvent servir de base.

Cadrer le budget, le planning et les responsabilités

Un budget réaliste ne concerne pas uniquement la conception graphique et le développement. Il peut inclure la stratégie, la rédaction, les photographies, les licences, l’hébergement, la maintenance, le référencement et la formation.

Le calendrier doit faire apparaître les principales étapes : cadrage, arborescence, maquettes, production des contenus, développement, recette, corrections et mise en ligne. Ajoutez les dates de disponibilité des interlocuteurs côté entreprise, car les validations tardives ont un impact direct sur le planning.

Enfin, identifiez les responsabilités de chacun. Qui valide la maquette ? Qui possède les droits sur les images ? Qui contrôle les formulaires ? Qui sera administrateur du site après sa livraison ? Ces réponses évitent les blocages au moment de la recette.

Contrôler la qualité avant la mise en ligne

La recette ne doit pas se limiter à vérifier l’apparence de la page d’accueil. Préparez une liste de contrôle couvrant les éléments essentiels :

  1. tester les formulaires et la réception des notifications ;
  2. vérifier l’affichage sur mobile, tablette et ordinateur ;
  3. contrôler les liens, les téléchargements et les redirections ;
  4. relire les textes et les informations légales ;
  5. vérifier les titres, les descriptions et les données de mesure ;
  6. contrôler les temps de chargement et les principales erreurs d’accessibilité ;
  7. confirmer les sauvegardes, les accès et les procédures de maintenance.

Le cahier des charges doit préciser ce qui est considéré comme conforme et la manière dont les corrections seront validées. Cette étape protège le projet et favorise une mise en ligne plus sereine.

FAQ : les questions fréquentes sur le cahier des charges d’un site

Combien de pages faut-il prévoir ?

Il n’existe pas de nombre standard. L’arborescence doit couvrir les besoins des utilisateurs et les objectifs commerciaux, sans multiplier les pages pauvres ou redondantes. Mieux vaut quelques pages utiles, bien structurées et régulièrement mises à jour.

Faut-il rédiger soi-même le cahier des charges ?

Le client doit surtout exprimer ses objectifs, ses contraintes et sa connaissance du métier. Un prestataire comme Preactis peut ensuite aider à transformer ces informations en spécifications fonctionnelles et techniques exploitables.

Un cahier des charges est-il obligatoire ?

Il n’est pas juridiquement obligatoire dans tous les projets, mais il est fortement recommandé. Même un document de quelques pages permet de clarifier le périmètre, les livrables, les responsabilités et les critères de validation.

Quand faut-il parler du SEO ?

Dès le début. Les choix d’arborescence, de contenus, d’URL, de performance et de migration peuvent avoir un impact durable sur la visibilité du site. Le référencement ne doit donc pas être ajouté uniquement après le développement.

Gaëtan Ribouleau

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